Jean-Marc Durou et Théodore Monod

Le 9 janvier 1994 à 12h10, Théodore Monod descendit pour la dernière fois de chameau. C’était au terme d’une grande méharée sur cette terre de Mauritanie qui, un jour de 1923, l’avait vu naître aux étendues infinies de cailloux et de dunes. Il était resté fidèle à cette terre dénudée par le vent, à ce merveilleux refuge du coeur. Soixante et onze ans avaient passé depuis son départ de Port-Etienne avec une caravane, soixante et onze ans jalonnés d’efforts interminables, de solitudes et de découvertes scientifiques. Il était riche à présent de mille étendues embrasées, de crépuscules et de gueltas, riche d’un trésor gagné pas à pas sous le soleil. Il posa le pied à terre, tapota le chameau qui l’avait accompagné jusqu’ici, à travers le siècle, ce compagnon de route qui lui avait offert tant de ciels étoilés et cette simplicité d’existence, si conforme à son âme. Désormais il n’était plus de blancs à remplir sur la carte du grand désert. Théodore Monod venait d’écrire l’une des plus belles pages de l’histoire de l’exploration du Sahara, ce désert qu’il ne quitterait jamais.

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Théodore Monod: quelques livres

En 1923, après une année de séjour à Port-Etienne consacrée à l’étude de la faune ichtyologique locale et de l’industrie de pêche, pour la première fois, Théodore Monod cède à l’appel de cet  » autre océan « , le désert. Et il entreprend sa première méharée -environ huit cents kilomètres à travers la Mauritanie occidentale – dont il ramènera ce journal en forme de récit. Passionné, fervent, parfois même lyrique, ce chant du désert est en même temps un document exceptionnel, écrit par un homme au carrefour de son destin. « Enflammé par ses lectures, enthousiasmé par les quelques sensations sahariennes qu’il pouvait découvrir à Nouadhibou, Maxence voulait aller plus loin. Le désert l’attirait irrésistiblement ; bien souvent il examinait les cartes, établissait d’hypothétiques itinéraires, et il assistait avec une passion contenue, les yeux brillants, au départ, vers le nord, des caravanes, qu’il regardait s’éloigner sur le sable au pas lent et balancé des dromadaires. Il savait que son heure viendrait, que le désert l’avait conquis et ne le laisserait point aller sans lui faire subir son initiation. »

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Le « petit trésor » du Musée

Le Musée saharien possède un « Petit trésor »: une carte du Sahara dessinée en 1935 par Théodore Monod, qui préparait alors le Grand Raid devant lui permettre d’explorer une zone encore inconnue du Tanezrouft. Cette carte est accompagnée d’une lettre tapée sur un méchant papier bible de l’époque, et signée par Théodore Monod. Nous présenterons ce document rare au public lorsque la situation sanitaire permettra enfin de revenir à une vie normale dans le monde, en France et au Musée saharien du Crès…

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Théodore Monod

Théodore Monod dans le désert. A sa gauche, l’herbier de bois qui ne le quittait jamais et qui est aujourd’hui présenté au Musée saharie. Photo Jean-Marc Durou.

Voilà tout juste vingt ans, le 22 novembre 2000, disparaissait Théodore Monod. Naturaliste, botaniste, océanographe, ancien directeur de l’Institut d’Afrique noire et professeur au Muséum d’histoire naturelle, Théodore Monod était né en 1902. Il avait donc traversé 98 années d’une vie particulièrement bien remplie.

Théodore Monod est présent dans une triple vitrine du Musée saharien. Nous avions également prévu de célébrer ce vingtième anniversaire par une série de conférences, projections, rencontres. Ce sera pour plus tard…

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Le Musée saharien est ouvert

Depuis la mi-mai, le musée est à nouveau ouvert aux heures habituelles (14h-18h, lundi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi) Mais les visites ne peuvent se faire que par petits groupes et sur rendez-vous préalable.

Veuillez contacter le 06 67 29 94 42 en précisant la date et l’heure ainsi que le nombre de participants. Le Musée confirmera rapidement le rendez-vous ou, si d’autres visites sont déjà réservées à cette date, en proposera d’autres. Au-delà de dix personnes, les visiteurs seront répartis en plusieurs groupes.

Exposition « L’Outre désert »

Jean-Marie Chauvet, Marc Dauphin et Bernard Adell lors de l’inauguration, le 16 novembre 2019

C’est l’histoire surprenante d’un artiste, Marc Dauphin, qui n’a pas cessé de peindre le Sahara sans y être jamais allé… Cette passion lui est venue de son père, le lieutenant Marcel Dauphin, responsable d’un peloton méhariste en 1943 et qui, par ses écrits, ses photos, ses récits, a su communiquer à son fils l’amour du désert, de ses dunes, de ses lumières, de ses ombres et de ses couleurs.

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Jean-Marc Durou en selle au Musée saharien

La selle « tahiast » au pommeau très sobre avec laquelle Jean-Marc Durou a sillonné le Sahara.

Le Musée Saharien compte désormais dans ses collections deux selles touarègues ayant appartenu au grand photographe Jean-Marc Durou.  L’une est sa selle personnelle, de type « tahiast » sur laquelle, à dos de chameau, il a arpenté le Sahara de long en large.

Les amoureux du Sahara connaissent Jean-Marc Durou, photographe, écrivain et historien majeur de cette région. Il fut pendant 30 ans l’ami fidèle de Théodore Monod. De cette amitié naîtront de nombreux et magnifiques ouvrages.

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Evénement au Musée saharien: Tournage d’un documentaire avec Gillian Weiss

Interview de Gillian Lee Weiss par Fabrizio Polpettini devant la tente touarègue du Musée

Le 4 juillet 2019, le Musée Saharien a servi de décor pour le tournage d’un documentaire sur le travail de l’historienne américaine Gillian Lee Weiss, professeur à l’université de Cleveland. Dans son livre <Captifs et Corsaires > elle montre comment l’esclavage d’Européens au Maghreb a conduit la France à coloniser l’Algérie. Le film a été tourné par Fabrizio Polpettini .

« Savoir que ce documentaire va permettre au Musée de franchir l’Atlantique est pour moi un honneur », confie Bernard Adell, le responsable du Musée.

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