Théodore Monod: quelques livres

En 1923, après une année de séjour à Port-Etienne consacrée à l’étude de la faune ichtyologique locale et de l’industrie de pêche, pour la première fois, Théodore Monod cède à l’appel de cet  » autre océan « , le désert. Et il entreprend sa première méharée -environ huit cents kilomètres à travers la Mauritanie occidentale – dont il ramènera ce journal en forme de récit. Passionné, fervent, parfois même lyrique, ce chant du désert est en même temps un document exceptionnel, écrit par un homme au carrefour de son destin. « Enflammé par ses lectures, enthousiasmé par les quelques sensations sahariennes qu’il pouvait découvrir à Nouadhibou, Maxence voulait aller plus loin. Le désert l’attirait irrésistiblement ; bien souvent il examinait les cartes, établissait d’hypothétiques itinéraires, et il assistait avec une passion contenue, les yeux brillants, au départ, vers le nord, des caravanes, qu’il regardait s’éloigner sur le sable au pas lent et balancé des dromadaires. Il savait que son heure viendrait, que le désert l’avait conquis et ne le laisserait point aller sans lui faire subir son initiation. »

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Le « petit trésor » du Musée

Le Musée saharien possède un « Petit trésor »: une carte du Sahara dessinée en 1935 par Théodore Monod, qui préparait alors le Grand Raid devant lui permettre d’explorer une zone encore inconnue du Tanezrouft. Cette carte est accompagnée d’une lettre tapée sur un méchant papier bible de l’époque, et signée par Théodore Monod. Nous présenterons ce document rare au public lorsque la situation sanitaire permettra enfin de revenir à une vie normale dans le monde, en France et au Musée saharien du Crès…

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Théodore Monod

Théodore Monod dans le désert. A sa gauche, l’herbier de bois qui ne le quittait jamais et qui est aujourd’hui présenté au Musée saharie. Photo Jean-Marc Durou.

Voilà tout juste vingt ans, le 22 novembre 2000, disparaissait Théodore Monod. Naturaliste, botaniste, océanographe, ancien directeur de l’Institut d’Afrique noire et professeur au Muséum d’histoire naturelle, Théodore Monod était né en 1902. Il avait donc traversé 98 années d’une vie particulièrement bien remplie.

Théodore Monod est présent dans une triple vitrine du Musée saharien. Nous avions également prévu de célébrer ce vingtième anniversaire par une série de conférences, projections, rencontres. Ce sera pour plus tard…

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